Cette fièvre...

Car c'est une chose, sachez-le, qui se peut décider : être le roi de soi-même, préférer, aux lâchetés promises, aux petites abdications et aux avachissements, l'obéissance implicable à son destin, et la trahison implacable de ce destin dès lors qu'il vous emprisonne. Oui à cette fièvre qu'on appelle la vie, au mépris de tout le reste.
Arme
28 Décembre 2007 à 13h15
Je vais devenir folle si je ne me relâche pas. Rien qu'un peu... J'ai besoin, un besoin viscéral de sortir de cette maison. Machinalement, mes mains chargent, arment, visent. Mais ne pressent pas la détente, à quoi bon ? Je voudrais bien sortir dans le terrain vague pour tirer un peu, mais je ne peux pas. Maman ne veut pas, maman s'inquiète de la passion de sa fille pour les armes et maman voudrait que sa fille arrête les cours de tir pour lesquels elle est plutôt douée. Maman voudrait jeter l'arme de F. mais elle ne peut pas. On ne jette pas les affaires des morts, surtout celles que sa (...)
Cette période particulière...
23 Décembre 2007 à 16h00
Les vacances de Noël, c'est toujours comme ça. La fièvre de vivre, la fébrilité, sortir tous les jours, tourner comme une bête en cage lorsqu'on n'est pas dehors, pousser les parents à bout, boire et fumer beaucoup trop. S'aimer si fort... Les Clash passent en boucle sur mon Pc. Should I stay or should I go... Mes parents ont compris. Quand les vacances de Noël arrivent, il relâchent tout, un peu. Ils me laissent sortir, vivre la nuit, et ne disent pas grand chose. Ils savent que cette période est particulière, un peu comme si tout se renversait un peu, comme si il y avait quelque chose (...)
La première nuit des vacances.
23 Décembre 2007 à 14h12
Soirée mouvementée. Résumons : 14 personnes bourrées et défonçées dans une chambre minuscule, qui s'amusent à se jeter des capsules de bières et autres trucs. Mouvementé, j'le dis. La jeunesse et sa folie. Stouf revenu de Lyon, ça faisait si longtemps. Comment ai-je pu ne pas voir pendant une année entière une personne chez laquelle j'étais chaque jour avant son départ ? Comment ai-je pu, après son départ pour Lyon, si loin de Lille, m'habituer à ne plus être, chaque soir de 17h à 20h, chez Stouf ? C'était devenu une habitude, après les cours, rendre visite à Stouf, rire (...)
Une nouvelle
16 Décembre 2007 à 16h33
En réalité, je ne me suis pas rendue compte tout de suite de ce qui se passait. J'ai regardé, comme ça, parce qu'il fallait bien, et puis j'ai tourné la tête et je n'ai rien dit. Le médecin m'a regardé, il m'a demandé si ça allait, et le truc, c'est que oui, ça allait. Juste, ça m'a un peu inquiété, cette sollicitude. Il m'a regardée un peu bizarrement, puis il a eu un sourire triste, il a un peu parlé, je n'écoutais pas. C'est seulement en sortant, pendant que je marchais pour aller retrouver mes potes, que je me suis mise à réfléchir. J'étais partie il y a une heure et demie en laissant (...)
De l'histoire ancienne
16 Décembre 2007 à 11h48
''C'est de l'histoire ancienne, ouais, mais en regardant les anciennes photos j'ai eu envie de la raconter, et de la raconter en détails. Vous pouvez passer si ça ne vous intéresse pas, n'est-ce pas.'' C'était un vendredi matin. Les épreuves du bac étaient pour dans quelques jours, et les cours interrompus pour nous laisser le temps de réviser. Je me suis levée tôt, à 10h, et je suis allée sur l'ordinateur, sur Messenger. Une de mes amies, une cavalière du centre équestre où je monte, m'assaille immédiatement, dès ma connexion, et me dit quelques phrases qui resteront dans mon (...)
Elle
16 Décembre 2007 à 11h21
Elle était belle, belle comme jamais avec son jean trop grand, ses cheveux rouges, son nez cassé, assise comme ça dans le bus, les jambes ramenées sur elle. Elle se disputait avec son copain d'un ton posé et froid, et je me suis assise à côté d'elle et je l'ai écoutée. Pour finir, elle a raccroché, m'a regardée et a ri. J'avais trop bu, il était 18h, je revenais d'un après-midi avec mon ex-copine, et on allait à Auchan, le fief de la société de consommation que nous critiquions férocement et dont nous profitions. Je me sentais bien, j'étais avec Elle. Et après ? Rien de si spécial, à y (...)